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Elouges

 

Le village d’Elouges est sans conteste un lieu riche en vestiges archéologiques. Découverts en fouillant le sol des différentes époques, ils témoignent de l’occupation du site.


Vestiges archéologiques

Grâce aux recherches entamées par monsieur Charles Debove, archéologue élougeois, des découvertes de nombreux outils et armes en silex montrent que le site était déjà occupé à l’âge de la pierre. Il est probable qu’une villa ait été construite sur les monts d’Elouges dès le premier siècle de notre ère mais elle ne servait probablement que d’habitation relais. Cette habitation deviendra une villa agricole dans le courant du 2ème siècle. Des périodes franques et mérovingiennes, on se souviendra de la découverte de deux nécropoles, l’une qui se situait au mont d’Elouges l’autre sous le « terril du 4 » Rue de la Grande Veine.

Les mérovingiens ont étendu la surface du village et lui ont donné la superficie qu’il occupe aujourd’hui. Durant le Moyen-Âge la population se regroupa et forma le village tel qu’on le connaît aujourd’hui. Les grandes fermes étaient installées le long du ruisseau et 2 châteaux seigneuriaux se partageaient le territoire : les « Castellois » au Monceau et les « Elouges » à Elouges centre.

L’abbaye de Crespin était responsable de la cure d’Elouges centre tandis que l’abbaye de Saint-Ghislain était responsable de Elouges Monceau. Au milieu du 14ème siècle, Elouges possédait sa propre magistrature locale. Ce n’est qu’en 1842 après beaucoup de péripéties que les habitants du Monceau purent enfin construire une église paroissiale indépendante en remplacement de la chapelle qui dépendait de la cure de Dour.

En plus de nombreuses sociétés charbonnières qui se développèrent durant le 18ème siècle et le 19ème siècle, on dénombrait 60 carrières de pierre à chaux dont 6 survécurent jusqu’en 1896 et une seule jusqu’ en 1967.

Le site de Cocars dans le bois d’Epinois est probablement le site le plus connu d’Elouges.

Il ne reste pratiquement plus rien de l’établissement scolaire qui eut une grande renommée. Les archives communales de Dour signalent la présence d’un vicaire de Dour qui fut aussi chapelain de Cocars. L’école qui était renommée comptait 150 à 200 élèves venus non seulement des alentours mais aussi de Tournai, Lens, Mons (mais tous n’étaient pas pensionnaires). On y enseignait le catéchèse, la lecture, l’arithmétique, les premiers éléments de la langue latine, l’histoire, la géographie, l’écriture et même une écriture bâtarde spéciale à l’école. L’ermitage possédait sa propre grammaire intitulée « grammaire françoise à l’usage de l’ermitage de Cocars ».

En 1851 l’école de l’ermitage est démolie mais il est difficile de dire si son activité d’enseignement s’est arrêtée en même temps. La chapelle de Cocars est le seul témoin de l’ermitage.

 

Chapelle de Cocars

Elle fut réunie à la paroisse de Dour en 1837 suite à une demande de la famille de Royer (bourgmestre de Dour) pour y établir les sépultures familiales. Elle présente la particularité d’être sur le territoire d ’Elouges mais elle est desservie par l’autel Saint Victor de Dour. Le bâtiment actuel de style renaissance est de forme rectangulaire avec un demi-cercle formant le chœur. Elle est bâtie en briques sur des assises de pierres provenant d’une ancienne construction. Sous la chapelle, on trouve la crypte abritant les dépouilles de la famille des De Royer. Des vandales l’ont profanée plusieurs fois pensant trouver de l’or et des bijoux. Depuis, la crypte est fermée avec une porte en fer.

Jadis une messe y était célébrée le lundi de Carême puis elle fut déplacée au 25 mars marquant l’ouverture des festivités de la ducasse « à figues ». Cette kermesse attirait même les habitants des villages environnants et la bière y coulait à flots. L’ampleur des festivités est proportionnelle aux absences signalées dans les fosses le lendemain de ducasse. Depuis quelques années, une nouvelle manifestation de cette ducasse a vu le jour mais elle se déroule maintenant le 15 août. Une bénédiction d’enfants ainsi que des jeux populaires tentent de rendre à cette festivité locale tout son aura d’antan.