Outils personnels

Aller au contenu. | Aller à la navigation

Navigation

Navigation
Menu de navigation
Vous êtes ici : Accueil / LOISIRS / Tourisme / Historique de Dour / Dour
Actions sur le document

Dour

 

La nouvelle entité douroise, née en 1977 de la fusion des communes, regroupe les anciennes communes de DOUR, d’ELOUGES, de WIHERIES, de BLAUGIES et de PETIT-DOUR.

Superficie : 3331 Ha

Population :

Dour est une entité rurale d’environ 17.000 habitants (les Dourois) répartis de la manière suivante dans les anciennes communes qui la composent :

 Dour ( Petit-Dour ) : +/- 9500

 Elouges : +/- 3700

 Wihéries : +/- 2300

 Blaugies : +/- 1500


Situation :

Commune wallonne du Hainaut Occidental située aux portes du Parc Naturel des Haut-Pays, facilement accessible par l’axe autoroutier BRUXELLES - VALENCIENNES.

  • Située à 10 Kms de BAVAY (FRANCE - Avesnois), elle est pratiquement au centre du triangle franco-belge MONS - VALENCIENNES - MAUBEUGE.
  • A 55 minutes de BRUXELLES, 50 minutes de CHARLEROI, 30 minutes de TOURNAI & 20 minutes de MONS.
  • Aux portes de la FRANCE, à 50 minutes de LILLE, 25 minutes de VALENCIENNES & MAUBEUGE.

 

Histoire :

Aucune trace, datant de la préhistoire ne permet d’établir une présence humaine à Dour. Ce n’est qu’aux 1er et 2ème siècles de notre ère qu’apparaissent, pour la première fois, des traces matérielles d’une vie douroise. Une luxueuse villa gallo-romaine et un cimetière aujourd’hui ensevelis sous le terril Saint Charles en sont les preuves.

La découverte, en 1842, de 2 sarcophages datant du 6ème siècle révèle l’existence d’un
cimetière mérovingien et peut-être d’un noyau d’habitations. Cette « agglomération » était probablement située non loin de la nécropole et près du ruisseau Delval. Dès le 10ème siècle, Dour forme avec Thulin et Hainin, une grosse propriété héréditaire.

Au 12ème siècle, elle sera séparée en 2 parties lorsque Guillaume, seigneur de Dour, offrira une grosse part de ses terres au monastère bénédictin de Saint-Ghislain. L’abbaye en tirera des revenus importants grâce aux 2 fermes qui y sont bâties : la Court de Dour et la Ferme de Moranfayt. Le reste de la seigneurie primitive qui abritera un château déjà signalé sur son territoire dès 1410, fut détenue par plusieurs familles. Elle sera acquise, en 1784, par le baron de Royer qui deviendra grâce à de bonnes relations avec les autorités, le premier bourgmestre de Dour. Face  à ces 2 parties, qui ne sont toujours pas d’accord, la communauté douroise s’organise.

Au fil du temps, elle finira par acquérir une certaine autorité politique et économique. Ses représentants délibéreront devant l’église  puis dans un local voisin «  la Halle ».
Au 15ème siècle, le village de Dour est érigé en commune qui prospéra grâce à l’exploitation de la houille. Les premiers protestants arrivèrent à Dour dès la fin du 16ème siècle et au 18ème siècle, les ¾ de la population douroise était protestante et travaillait dans les mines. En 1827 (période hollandaise), ils érigèrent un temple.

Le morcellement des terres douroises dans les communes environnantes (par exemple parcelles de terre appartenant à Dour mais se trouvant enclavées sur le territoire de la commune d’Elouges …) disparaîtra lors de la réalisation du cadastre français en 1809.

En 1814, Dour est élevé au rang de bourg.

En 1830, des volontaires dourois  quitteront la commune pour essayer de rejoindre Bruxelles et de participer à la libération du territoire. En remerciement, le Congrès national leur  décernera l’un des 100 drapeaux d’honneur.

Dès 1830, Dour se développera rapidement, les charbonnages se modernisent, la rentabilité augmente. La construction de la route Dour-Boussu désenclave Dour et la relie au Borinage.
De nombreuses industries et artisans viennent s’y installer (par exemple les Câbleries et Corderies du Hainaut, des brasseries, des minoteries, des ateliers de constructions, une fabrique de peinture…)

Les conditions de vie ne sont pas idylliques. Comme partout dans le pays, l’exploitation des ouvriers débouche sur de longues grèves et de grandes crises sociales. Ces événements ont néanmoins permis l’éclosion d’initiatives sociales comme les cercles ouvriers, les coopératives, les mutuelles, les syndicats…
Puis comme partout dans le Borinage, les industries ferment les unes après les autres, laissant de profondes blessures que les années à venir combleront.